ENGINEERINGNET.BE - Il y a quelque chose de fascinant dans le bracelet à claquer, cette barre droite qui s’enroule automatiquement quand on la frappe.
Savez-vous que ce « clic » repose sur le même principe que les structures bistables ? Elles peuvent basculer entre deux positions stables (l’une représentant 0 et l’autre 1) pour stocker des données directement dans leur forme physique sous forme de bits mécaniques (m-bits).
Séduits par ce potentiel prometteur pour contrôler efficacement des systèmes robotiques et mécaniques, les scientifiques développent depuis des années des matériaux à structures programmables (métamatériaux programmables).
Mais jusqu’à présent, leur programmation effective représentait un défi majeur : les bits mécaniques doivent généralement être contrôlés individuellement, ce qui est extrêmement fastidieux et chronophage.
Une équipe du Laboratoire des structures flexibles (fleXLab) de la Faculté des sciences et techniques de l’ingénieur de l’EPFL, de l’Institut de recherche néerlandais AMOLF et de l’université de Leyde a trouvé une manière de programmer ces métamatériaux de manière globale grâce à une solution étonnamment simple : la rotation.
En ajustant la vitesse, la direction et l’accélération d’une plateforme en rotation, les chercheurs et chercheuses exploitent les forces générées dans un système tournant, telles que les forces centrifuges et d’Euler, pour faire basculer des segments élastiques d’un état à l’autre.
Ils créent ainsi une nouvelle méthode simple pour « écrire » simultanément plusieurs bits mécaniques. Cette avancée a été publiée dans Science Advances. (Auteur: Celia Luterbacher - Source: EPFL)