ENGINEERINGNET.BE - Analogue à une éjection de masse coronale (CME) du Soleil, le phénomène, détecté grâce au radiotélescope européen LOFAR, constitue la première preuve directe qu’une autre étoile que le Soleil peut projeter du plasma dans l’espace interstellaire.
Les éjections de masse coronale sont de vastes éruptions de plasma magnétisé issues des étoiles, qui jouent un rôle majeur dans la météo spatiale de notre Système solaire - à l’origine notamment des aurores polaires observées sur Terre.
Bien que de tels phénomènes aient depuis longtemps été supposés se produire sur d’autres étoiles, c’est la première fois qu’ils sont observés à travers leur signature radio caractéristique : ici, un éclat bref et intense qui n’a duré qu’une minute.
Les naines rouges, dont la masse représente entre 10 et 50 % de celle du Soleil, sont les hôtes les plus fréquents de planètes de masse terrestre.
Mais comme leur zone habitable, où l’eau liquide peut exister à la surface d’une planète, est très proche de l’étoile, ces mondes sont probablement exposés à des tempêtes stellaires bien plus intenses que celles que connaît la Terre.
Les futurs grands observatoires, tels que le Square Kilometre Array (SKA), permettront aux astronomes de détecter de nombreuses autres éruptions de ce type et de mieux comprendre leur rôle dans le destin des exoplanètes.
L'équipe internationale comprennait des chercheurs de l’Observatoire de Paris - PSL au Laboratoire d’étude de l’Univers et des phénomènes eXtrêmes (Observatoire de Paris - PSL / CNRS / Sorbonne Université) et à l’Observatoire Radioastronomique de Nançay (Observatoire de Paris - PSL / CNRS / Université d’Orléans)