Le coût caché de l’énergie inexploitée

Dans la quête d’une meilleure efficacité énergétique et d’une réduction des coûts, l’énergie inexploitée est souvent négligée. Pourtant, tant les flux résiduels liquides que la chaleur excédentaire recèlent une réelle valeur avant de quitter un processus.

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Energy

( Photo: Callens )

ENGINEERINGNET.BE - Les entreprises, tous secteurs confondus, ont donc tout intérêt à les valoriser.

Valorisation des flux résiduels : une solution accessible et économe en énergie

De nombreux processus industriels génèrent des flux résiduels inflammables, liquides ou gazeux, à haute valeur énergétique. Plutôt que de les évacuer ou de les traiter comme des déchets, on peut les utiliser comme combustibles pour alimenter des chaudières vapeur, à huile thermique, à eau chaude ou de chauffage central.

Bien que la valorisation des flux résiduels ne soit pas récente, ses possibilités se sont considérablement élargies ces dernières années. Si l’utilisation de chaudières vapeur alimentées au biogaz ou à l’hydrogène est désormais éprouvée – un point positif –, d’autres flux comme les huiles usagées et le gaz de synthèse représentent des options tout aussi intéressantes.

La récupération de chaleur mérite une attention accrue 

Dans de nombreux processus industriels, de la chaleur est perdue via les gaz de combustion, la vapeur, les condensats ou autres flux de processus. En réutilisant cette chaleur résiduelle, vous augmentez le rendement de l’installation thermique, réduisez votre consommation d’énergie et diminuez vos émissions de CO2.

« De nombreuses entreprises n’ont pas conscience de la quantité d’énergie qu’elles perdent. C’est pourquoi il faut toujours examiner un processus du début à la fin, car les gains se cachent parfois dans des recoins inattendus », explique Bert De Gryse, Technical Director. 

5 sources de pertes présentant un potentiel d’économies

Cinq grandes sources de pertes offrent un potentiel d’amélioration immédiat dans pratiquement tous les environnements industriels belges : 

  1. Gaz de combustion issus de chaudières, fours, systèmes à huile thermique ou post-brûleurs  
    La chaleur s’échappe par la cheminée alors qu’elle pourrait souvent être réutilisée pour préchauffer l’air de combustion, l’eau d’alimentation, l’eau de processus, l’air de séchage, les systèmes HVAC ou un réseau de chaleur. 
  2. Air chaud et humide évacué des processus de séchage  
    Typique dans les secteurs du papier, du carton, du textile, du bois, de l’agroalimentaire, des revêtements, de la peinture, des matériaux de construction et de recyclage. 
  3. Eau de refroidissement, condenseurs et tours de refroidissement  
    Les entreprises évacuent de la chaleur pour refroidir leurs processus. C’est une source de chaleur constante pour alimenter les pompes à chaleur industrielles, produire de l’eau chaude ou de la vapeur basse pression. Les processus demandant un refroidissement à l’eau/l’air, les compresseurs et les groupes frigorifiques sont d’importantes sources d’énergie résiduelle.
  4. Compresseurs, air comprimé et groupes frigorifiques  
    La production d’air comprimé et de froid est énergivore. Les pertes associées se manifestent sous forme de chaleur, qui peut souvent être récupérée pour l’eau chaude sanitaire, l’eau de processus, le chauffage de locaux, l’air de séchage ou comme préchauffage. 
  5. Eaux usées chaudes et condensats  
    De nombreux secteurs rejettent de l’eau à des températures comprises entre 30 et 40°C, ou doivent même la refroidir avant de la rejeter. Ces eaux usées constituent une source intéressante pour les pompes à chaleur ou les échangeurs thermiques.

Les flux et la chaleur résiduels ne doivent pas être synonymes d’énergie perdue. En les valorisant, vous augmentez le rendement des installations existantes ou nouvelles.

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