Le secteur éolien Belge appartient à l’élite mondiale grâce aux connaissances et à l’innovation

Ceci est e.a. grâce à création de l’OWI-Lab, une plate-forme d'innovation et de connaissances regroupant une quarantaine de chercheurs et d'ingénieurs de Sirris, de la VUB et de l'UGent.

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ENGINEERINGNET.BE - Il y a dix ans, Sirris et la VUB s'associaient. À l’époque, la VUB s'était déjà forgé une réputation européenne dans le domaine de l'énergie éolienne.

Sirris recevait de plus en plus de demandes du secteur concernant la recherche sur les parcs éoliens offshore. Les deux entités ont alors uni leurs forces dans OWI-Lab (avec 3 piliers d'activité: services et expertise, projets R&D et partage des connaissances) et le gouvernement flamand a donné une impulsion avec le programme Generaties. En 2020, l'UGent a rejoint le partenariat.

Notre pays ne compte pas de fabricants d'éoliennes de plusieurs mégawatts, mais toute une série d'entreprises qui excellent dans une niche spécifique : par exemple, l'installation et l'exploitation des parcs éoliens en mer, la fabrication de boîtes d’engrenages ou de composants de haute technologie pour les éoliennes, et les services de maintenance de ces mastodontes.

Une quarantaine de chercheurs et d'ingénieurs des trois pôles de connaissances travaillent désormais au sein de l’OWI-Lab. Des experts ayant 10 ans d'expérience sont épaulés par des doctorants dans les domaines concernés.

Les trois partenaires de l’OWI-Lab ont ainsi développé un savoir-faire spécifique dans certains domaines et ont investi dans le développement d'une infrastructure exclusive d'essais et de surveillance.

L’OWI-Lab lance régulièrement de nouveaux projets et programmes de recherche en étroite collaboration avec le secteur. L'accent a d'abord été mis sur l'éolien offshore, mais au fil des ans, nous avons élargi nos activités aux parcs éoliens onshore.

L'objectif est d'optimiser nos recherches et nos infrastructures, à exploiter de nouvelles connaissances, à développer de nouveaux projets d'innovation sur demande et en concertation avec le secteur, et à renforcer ainsi la chaîne de valeur de l'énergie éolienne belge. Par exemple par des recherches collectives.

Dans les prochaines années, le secteur va être confronté à toute une série de défis. Outre une concurrence internationale accrue, les éoliennes sont de plus en plus grandes, avec des capacités de 15 à 18 MW en mer et de 8 à 10 MW sur terre.

Jan Helsen de VUB/OWI-Lab: «L’augmentation d'échelle entraîne des défis supplémentaires en matière de développement: il s'agit en effet des plus grandes machines rotatives au monde, qui doivent rester en service pendant 25 à 30 ans dans des conditions souvent difficiles (températures glaciales, pluie, tempêtes, hautes vagues). Notre tâche consiste à améliorer encore les performances et la fiabilité des installations à travers l'innovation ou à optimiser la maintenance.»

L’OWI-Lab pourra bientôt compter sur une toute nouvelle infrastructure à l’Ostend Science Park, où l'UGent construit un Coastal & Ocean Bassin avec plusieurs partenaires.


(photo: © OWI-Lab)

Quelques rélisations de la plate-forme d'innovation et de connaissances:

  • OWI-Lab a été le premier à lancer des campagnes de mesure à grande échelle en mer sur divers composants (fondations, transformateurs, entraînements) pour soutenir la recherche et le développement. Elle a progressivement acquis de l'expérience et de nouvelles connaissances avec les promoteurs des projets éoliens et des fournisseurs du secteur.
  • De nombreuses expériences innovantes sont nées de ces connaissances, qui nous ont permis d'accroître l'efficacité, la fiabilité et la durabilité du secteur : les coûts de construction ont pu être réduits en utilisant moins d'acier dans les fondations, les coûts d'exploitation sont retombés grâce à l’optimisation du fonctionnement des turbines et nous cherchons toujours des techniques meilleures et plus durables pour réduire encore les coûts. Au début, le coût de production du secteur était d'environ 160 €/MWh. Il a depuis été réduit à une moyenne de 75 €/MWh.
  • Nos chercheurs et ingénieurs partent en mer pour perfectionner leurs idées et leurs recherches en laboratoire à l'échelle réelle dans des environnements offshore. Nous mettons les connaissances en pratique en collaboration avec les ingénieurs et les techniciens du secteur. Cela a par exemple abouti à la création de la spin-off 24SEA, où les recherches menées par la VUB dans le cadre du partenariat sur la surveillance des structures offshore ont été valorisées dans une spin-off opérant désormais au niveau international.
  • Nous avons créé une véritable communauté d'entreprises axées sur l'innovation dans un secteur difficile et très concurrentiel. Les collaborations avec de grandes entreprises établies, mais aussi avec des PME et des startups, ont débouché sur des innovations révolutionnaires.