ENGINEERINGNET.BE - « Les attaques contre les systèmes physiques sont de plus en plus fréquentes. Les criminels ciblent par exemple le réseau électrique, les chemins de fer, mais aussi les hôpitaux et les installations industrielles. Il ne s’agit donc pas seulement de cybersécurité, mais aussi de vies humaines », explique Eric Van Cangh, expert en cybersécurité chez Agoria et co-auteur de la nouvelle étude de la fédération technologique.
Agoria a interrogé un échantillon de 82 entreprises belges opérant dans l’industrie technologique. Il en ressort que le facteur le plus déterminant pour évaluer ce niveau de maturité réside dans la connaissance même des entreprises de leur environnement OT.
La réalisation d’un inventaire complet de l’équipement industriel numérique est donc un facteur essentiel pour garantir une protection efficace, indépendamment de la taille ou du budget de l’entreprise.
Cette étape nécessaire fournit aux entreprises technologiques une vision globale des besoins de cybersécurité dans leurs chaînes de production.
Mais seules 40 % des industries interrogées disposent d'un inventaire exhaustif et actualisé de leurs actifs OT.
Un autre point essentiel réside dans la mise en place d’une politique de cybersécurité couvrant à la fois les environnements IT et OT. Or, de 2021 à 2026, le taux d’entreprises disposant d’une telle protection a à peine augmenté, passant de 34 à 40 %.
Autre constat préoccupant : l’étude révèle, en effet, que 38 % des entreprises interrogées se disent confiantes dans leur capacité à détecter une attaque contre leur environnement OT en l’espace de quelques heures.
Mais 48 % d’entre elles ne semblent disposer d’aucun mécanisme de surveillance technique ou d’alerte susceptible de signaler un tel incident.
Toutefois, des progrès significatifs ont également été réalisés. Agoria souligne par exemple qu’en 2026, 91 % des entreprises prennent en compte la cybersécurité lors de la sélection d’équipements industriels, contre 60 % en 2021.
De plus, en 2026, 49 % des industries sondées réalisent des analyses de vulnérabilités, contre 34 % en 2021.