Robot agricole multifonctionnel avantageux pour l’agriculteur et l’environnement

L’UGent a développé un robot avec une nouvelle technologie : le robot travaille le champ de manière entièrement automatique et traite chaque parcelle avec précision, selon ce dont elle a besoin à ce moment-là.

Mots clés: #agriculteur, #robot, #UGent

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( Photo: UGent )

ENGINEERINGNET.BE - En raison d’une législation plus sévère pour l’utilisation des engrais et des pesticides, le secteur de l’agriculture cherche des techniques durables pour garantir le rendement de l’agriculteur, tout en respectant l’environnement.

Ce robot offre précisément une solution à cette problématique. De l’analyse du sol à l’arrosage : tout ce fait à l’aide d’une machine entièrement automatique.

Le robot est petit et léger, ce qui sollicite moins le sol que de lourdes machines. Cela entraîne également moins de risques d’érosion et d’inondations en cas de fortes pluies, comme ce fut le cas cet été.

Des divers tests menés en Belgique, Allemagne, Espagne, Turquie et aux Etats-Unis, il ressort que cette technologie recèle beaucoup de potentiel.

« En comparaison avec l’utilisation d’engrais chimique avec de l’azote sur une parcelle agricole, notre technologie fournit à l’agriculteur une économie de quelque 50 euros par hectare. Soit le double des techniques de différenciation existantes dans l’agriculture », ajoute Prof. Abdul Mouazen de UGent.

En Flandre, on utilise en général de l’engrais organique, ce qui nécessite de grandes machines, qui ne peuvent pas être tirées par un robot agricole. Les chercheurs ont calculé le gain qui peut être obtenu lorsque l’engrais est appliqué à des endroits spécifiques : environ 35 euros par hectare.

Pour la production de pommes de terre, le dosage variable sur base de capteur de semences accroît la rentabilité de 10%.

Mouazen : « Notre capteur sol a cartographié le potentiel de 6.800 hectares de terrains agricoles par an et a adapté l’utilisation d’azote sur ceux-ci. Cela génère pour les pouvoirs publics des économies potentielles de presque 156.000 euros par an : des frais qui ne sont plus nécessaires pour purifier l’eau de son azote. »

Les chercheurs ont calculé que la fertilisation à des endroits bien précis engendrait une diminution d’environ 19% d’azote, pour de l’engrais chimique. Avec de l’engrais organique, cela représente une baisse de 4% d’azote et de 7% de phosphore.

On va ensuite pouvoir envisager la commercialisation de ce robot. « La base du robot se trouve dans l’entreprise Agrointelli », explique Mouazen. « Nous allons perfectionner la technologie afin de permettre sa commercialisation. Nous nous attendons à ce que ce robot soit utilisé sur le terrain dans les trois ans. »

Ce projet a vu le jour dans le contexte du programme Odysseus, qui a bénéficié du financement du Fonds de la Recherche Scientifique. Ce programme attire en Flandre des scientifiques de renom, avec de l’expertise dans des domaines spécifiques, comme l’agriculture de précision. Dans le cadre de ce projet, UGent désire créer un centre pour l’agriculture de précision en Flandre.