ENGINEERINGNET.BE - La France contribue à cette mission portée par le Jet Propulsion Laboratory (JPL) à travers PRIMAger, un imageur piloté par le CNES avec le CEA et le CNRS et des contributions de l’Institut néerlandais de recherche spatiale (SRON) et de l’Université de Cardiff.
De la formation des planètes jusqu’à l’évolution des trous noirs au centre des galaxies, PRIMA doit lever le voile sur certains des phénomènes les plus mystérieux de l’Univers grâce à ses observations dans l’infrarouge lointain.
Son programme scientifique s’articule autour de trois piliers :
- Mieux comprendre la formation des planètes et de leurs atmosphères, en étudiant les disques protoplanétaires et notamment le transport de l’eau dans ces derniers ;
- Étudier l’évolution conjointe des galaxies et de leurs trous noirs supermassifs ;
- Retracer l’évolution des poussières et des éléments lourds dans le milieu interstellaire des galaxies.
PRIMA ouvrira aussi des perspectives sur le champ magnétique des galaxies, son origine et son influence sur la formation des étoiles, sur les équilibres énergétiques à l’intérieur des galaxies et leur évolution, mais aussi sur certaines atmosphères d’exoplanètes et phénomènes transitoires.
La mission PRIMA est classée comme une priorité majeure dans le plus récent sondage scientifique quinquennal du CNES.
Trois chercheurs français participent à l’équipe internationale pilotée par un investigateur principal (PI) américain pour la définition des objectifs scientifiques de la mission.
Conçu autour d’un télescope doté d’un miroir de 1,8 m de diamètre refroidi à 4,5K, l’observatoire PRIMA bénéficiera d’une cryogénie avancée, ce qui le rendra plus sensible et capable de cartographier plus rapidement l’Univers que ses prédécesseurs.
La mission embarquera deux instruments complémentaires dotés d’une nouvelle technologie de détecteurs KIDS refroidis à 100mK : le spectromètre FIRESS (fourniture JPL) et l’imageur PRIMAger.
Ces deux instruments sont hautement complémentaires, FIRESS échantillonnant le contenu et les propriétés du gaz, tandis que PRIMAger explore la poussière et les macromolécules. (Source: CNRS)