ENGINEERINGNET.BE - Depuis la circulation de ses premiers faisceaux en septembre 2008, le LHC n’a cessé de repousser les limites de la science et de la technologie, devenant l’un des instruments scientifiques les plus ambitieux jamais construits.
L’accélérateur a produit ses premières collisions de protons en 2009 et le LHC a fourni à ses expériences des quantités de données sans précédent.
L’un des résultats les plus marquants du LHC remonte au 4 juillet 2012, lorsque les collaborations ATLAS et CMS ont annoncé la découverte du boson de Higgs, confirmant un mécanisme proposé près d’un demi-siècle plus tôt.
Dans les années qui ont suivi, le LHC a permis des centaines d’avancées majeures, notamment:
- la découverte de plus de 85 hadrons,
- l’établissement de limites d’exclusion pour la découverte de nouvelles particules,
- l’étude du déséquilibre entre matière et antimatière,
- l’exploration de la nature du plasma quark-gluon,
- des mesures aux implications importantes pour l’astrophysique
Connu avant tout pour ses résultats scientifiques, le LHC s’est aussi affirmé comme un véritable catalyseur d’innovation dans les domaines de la science des accélérateurs, des technologies supraconductrices, de l’informatique ou encore de la coopération internationale.
À l’heure où l’accélérateur entre dans une nouvelle phase, le CERN met à l’honneur autant les découvertes réalisées que la communauté mondiale qui les a rendues possibles.
Le LHC à haute luminosité, qui doit entrer en service en 2030, aura une luminosité augmentée d’un facteur allant jusqu’à 10 par rapport à la machine initiale.
Les scientifiques pourront ainsi collecter bien plus de données, réaliser des études de précision sur le boson de Higgs et accroître leurs chances de découvrir de nouveaux phénomènes au-delà du Modèle standard.
Dès 2028, le redémarrage progressif du complexe d’accélérateurs ouvrira une nouvelle ère pour la physique des hautes énergies.